Charte des choeurs d'enfants

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Charte des choeurs d'enfants

Message par Jyaire le Dim 13 Juin 2010, 06:02

Bonjour,

J'ai trouvé, via le site français des Pueri Cantores, un document passionnant de janvier 2009 qui s'intitule "charte des choeurs d'enfants".
Vous l'avez peut-être déjà vu ?

Il s'agit des orientations, du cadre et des motivations de l'Eglise à faire naître des choeurs d'enfants.
Vous trouverez le document ici (fichier PDF) : http://tinyurl.com/36cjl6y

Et quelques extraits ci-dessous :

1.1. L'éveil à la conscience de soi

Le chant est une école de maîtrise : posture, souffle, production sonore. Quand il chante,
l'enfant doit d'abord écouter. Il apprend non seulement à coordonner son oreille et sa voix,
mais aussi ses gestes : par exemple, marcher au rythme d'une musique.

1.2. L'éveil à la vie de groupe

s'écouter mutuellement pour ajuster les quatre paramètres de la musique : hauteur, durée,
intensité et timbre. Ils comprennent que nul n'est autosuffisant : ainsi, un enfant assurant une
partie soliste reste choriste. De plus, l'esprit collectif conduit les enfants à respecter les
personnes, les objets et les lieux.

2.1. L'originalité de la voix des enfants

Historiquement, l'Église en était venue à faire chanter les enfants garçons pour disposer de
soprani et d'alti sans recourir aux voix féminines. Ce temps est passé. Les voix d'enfants '
garçons et filles ' sont appréciées pour leur timbre et leur tessiture. De plus, le chant des
enfants crée chez les auditeurs une écoute plus attentive.

2.2. La tessiture

Les spécialistes recommandent de ne pas classer les enfants trop tôt dans les catégories
soprano/alto. En Catalogne, tous les enfants commencent comme soprani, et vers 12 ans,
deviennent alto pour former leur oreille et non pour des raisons de tessiture. Il n'y a pas de
raison de ne pas utiliser l'ambitus complet de la voix d'enfant qui est très étendu.

2.3. Les précautions

2.3.1. La voix de l'enfant, quand il chante, n'est pas plus fragile que celle de l'adulte.
En revanche, c'est la voix parlée qui se fatigue ; et, dans la vie quotidienne, un enfant
contrôle moins sa voix parlée ; de plus, un environnement bruyant ne l'y aide pas. Le
formateur lui apprendra à la contrôler et à la respecter, dans le quotidien, comme
un instrument.

2.3.2. La mue est une étape naturelle et non une maladie. Pour aider l'enfant pendant
sa mue, il faut le laisser chanter en respectant les possibilités vocales du moment, sans
imposer un arrêt complet. En effet, il est difficile pour certains d'accepter ce
changement, et l'arrêt peut provoquer des réactions néfastes, par exemple, cacher sa
mue et donc chanter dans un pupitre mal adapté. Des solutions transitoires seront
mises en oeuvre.

3.1. Les enfants ont le goût d'apprendre

Toujours curieux, toujours heureux de faire des découvertes, ils sont réceptifs à toute forme et
à tout genre de musique. Il s'ensuit que les adultes doivent éveiller les enfants au plus grand
éventail des compositions, des harmonies et des rythmes. Pour cela, on proposera aussi aux
enfants des chants spirituels ou sacrés non liturgiques et des chants profanes. Par cette
démarche, les enfants pourront s'investir différemment en chacun des styles. Les adultes
responsables du groupe doivent se garder de décréter que seul tel ou tel style plaît aux enfants.

3.2. Les enfants ont la capacité d'apprendre

On n'hésitera donc pas à faire travailler par coeur : cela favorise la disponibilité corporelle et
d'écoute, renforce la cohésion du choeur, libère la voix et nourrit la mémoire croyante.
On n'hésitera pas non plus à être exigeant dans le travail (technique, justesse, phrasé, couleur du
son, compréhension du texte) en évitant de lasser les enfants.

6.1.3.
La communauté de répertoire entre adultes et enfants permettra également de répartir
un chant connu de tous entre voix d'enfants et voix d'hommes ou de femmes. Le plus
modeste groupe d'enfants peut alors apporter sa couleur vocale en lançant une
acclamation, en assurant tel couplet d'un cantique, ou telle strophe d'une hymne. C'est
une richesse à ne pas négliger.

6.1.4. Un répertoire adapté à la liturgie
Les enfants se révèlent réceptifs à ce qui sonne juste. Et, en liturgie, c'est la pertinence
et l'adéquation du chant à l'action rituelle qui comptent. Ainsi, on ne choisit pas
d'abord ce que l'on croit plaire aux enfants. Le travail bien mené sur un chant, même
difficile au premier abord, leur procurera un plaisir authentique et les fera progresser.

6.1.5. Des chants pour toutes les occasions
La liturgie est un donné qui nous précède. En gardant à l'esprit les nombreuses
possibilités d'adaptation, on veillera à respecter, pour toute célébration, le répertoire
approprié au temps liturgique, aux lectures de la Parole de Dieu et aux rites. Les autres
oeuvres trouveront leur place lors de concerts, veillées, etc.

6.1.6. Un répertoire pour progresser
Chaque chant contient des éléments plus techniques que le chef pourra exploiter. Ainsi
le choix du répertoire est aussi l'occasion de faire progresser le choeur à court, moyen
ou long terme.
De la cantilène à l'opéra, en passant par le gospel, le grégorien, le répertoire
traditionnel régional, le champ musical à disposition du responsable est très vaste.
Mais au-­delà du répertoire existant, les responsables seront attentifs à promouvoir la
création contemporaine.

On trouve d'autres considérations sur la gestion, l'organisation et des aspects juridiques et administratifs très intéressants...

JR

Jyaire
Soliste chez Libera

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